Danse & architecture

J’aime particulièrement en photographie  conjuguer la force graphique des arts. Ici l’architecture et le break-dance.
J’avais repéré cet  immeuble d’habitation atypique à Anglet, avec une cage d’escalier très graphique et débordant sur la rue, Elle est une scène de théâtre à ciel ouvert et je voulais y intégrer une chorégraphie, en apparence décalée de sa fonction initiale.

 
Le break-dance est une des danses que j’affectionne le plus  car les figures imposées s’approchent de très près des poses que je demande à mes modèles, souvent très physiques et géométriques, soulignées par des plans d’éclairage aux  lignes tranchantes.
Ici les figures « freezecoude » ou le « clash » rappellent les triangles et les parallèles de la cage d’escalier.

Anaïs, la pétillante danseuse de cette série  appartient à la compagnie Wazza Panda Family dirigée par Tony le Guilly. J’avais remarqué leur travail  lors du beat-street day de Bayonne en 2019.

Bleus de Anne.

L’intention dramatique est un des moteurs de cette série. J’ai demandé à Anne de se concentrer sur une action dérangeante et imaginaire, hors cadre, que le spectateur est libre de se représenter.
Pour moi la beauté d’un visage n’est  nullement celle d’un sourire face caméra avec un arrière plan flatteur, mais plutôt une attitude, une profondeur d’expression et lorsque je mets en lumière un modèle, je privilégie toujours cette théâtralisation.
Les yeux de Anne brillent d’une beauté mélancolique renforcée par un éclairage à la fois chaud et froid.
C’est l’enfer de Clouzot.

Verts de Cassandre